Once, Emerging
↘ Felix Gonzalez-Torres

1957 — Naissance à Cuba

Felix Gonzalez-Torres naît le 26 novembre 1957 à Güaimaro, troisième de quatre enfants. Il gardera toute sa vie un attachement discret à cette île qu’il quittera très tôt.

1971-1976 — Départ de Cuba

Envoyé en Espagne avec sa sœur Gloria, il rejoint Porto Rico, où il grandit chez son oncle. Il y obtient son diplôme du Colegio San Jorge en 1976, puis poursuit ses études à l’université de Porto Rico.

1978 — Premières installations

Encore étudiant, il réalise avec des camarades deux installations éphémères, « Wrapped » et « Society », place Antonia Martínez à San Juan. 

1979 — Installation à New York

Il pose ses valises à New York, où il vivra jusqu’à sa mort. Il y obtient un BFA au Pratt Institute et suit le Whitney Independent Study Program, en 1981 puis à nouveau en 1983. C’est là qu’il lit Walter Benjamin, Roland Barthes et Bertolt Brecht, une lecture qui façonne durablement sa manière de penser l’art. 

1980 — Première page d’artiste

Il publie « Contaminación ambien / mental » dans le journal El Nuevo Día, un assemblage d’images et de texte pensé pour la presse. 

1987-1988 — Bloodwork piece et piles de papier

Il commence une série de frises murales dérivées de ses propres résultats de numération lymphocytaire, premier lien direct entre son travail et sa condition de séropositif. À la même période, il réalise son premier stack piece, une pile de feuillets photocopiés destinée à être prélevée par le public jusqu’à disparaître, puis reconstituée.

1989 — Premier billboard

Pour le vingtième anniversaire des émeutes de Stonewall, il installe sa première œuvre en billboard à Sheridan Square. Le jour de l’inauguration, il défile devant l’affiche avec Ross Laycock, son compagnon et leurs amis, pour la Gay Pride.

1990 — Première pièce en bonbons

« Untitled » (Fortune Cookie Corner) inaugure une série d’installations à base de bonbons que le public est invité à prendre et à manger, un geste rare et presque transgressif dans l’espace d’un musée.

1991 — Première pièce en ampoules

« Untitled » (March 5th) #2 prend pour titre la date de naissance de Ross Laycock, son compagnon. C’est la première fois qu’il utilise des ampoules, matériau qui deviendra l’une de ses signatures.

1991 — Untitled (Lover Boys)

Le poids idéal de cette pile de bonbons, 355 livres, correspond au poids combiné de l’artiste et de Ross. 

1991 — Untitled (Perfect Lovers)

Deux horloges identiques, réglées à la même heure, sont accrochées côte à côte. Avec le temps, elles se désynchronisent, jusqu’à ce que l’une s’arrête avant l’autre.

1991 — Deux deuils

Ross Laycock, son compagnon, meurt du sida. Le père de l’artiste meurt trois semaines plus tard. Cette année-là marque un basculement profond dans sa vie et dans son travail.

1991 — Untitled (Go-Go Dancing Platform)

Conçue quelques mois après ces deux pertes, cette plateforme cerclée d’ampoules accueille un danseur qui y apparaît quelques minutes par jour, seul avec sa musique, avant de disparaître à nouveau.

1994 — Untitled (America)

Cette guirlande lumineuse clôt une série de vingt-quatre pièces en ampoules réalisées en deux ans, que l’artiste appelait lui-même « ma propre histoire de la lumière ». L’artiste disparait deux ans plus tard des suites de complications liées au sida, à l’âge de 38 ans.

2026 — Dulce venganza

Le Museo Reina Sofía de Madrid consacre à l’artiste sa première grande exposition individuelle dans la ville, du 27 mai au 12 octobre, sous le commissariat d’Alejandro Cesarco et Nancy Spector.