Festival Art & Environnement

Porté par Art of Change 21, ce nouveau « festival » place les artistes au cœur de la transition écologique. Forum (à la fondation Lafayette Anticipation, 26 mai), parcours « Zoom » pendant le Paris Gallery Weekend, prix d’écoconception (remis le 1er juin à 12 artistes), installation pendant la Nuit Blanche (Hello world par Fabien Léaustic) jalonnent le calendrier de l’événement, conçu comme un catalyseur pour transformer durablement les pratiques culturelles et renforcer les liens entre art et environnement.

ROKBOX met son « guide » des bonnes pratiques en ligne

L’entreprise ROKBOX, spécialiste des solutions d’emballage pour le transport d’œuvres d’art, fait évoluer son « guide » des bonnes pratiques en plateforme de référence sur la logistique durable des œuvres. Pointus sur le décryptage du règlement européen (PPWR 2025/40) et engagés sur l’urgence climatique, ses contenus reflètent les mutations d’un secteur sous pression. Connue pour ses caisses recyclables brevetées, l’entreprise se positionne ainsi comme un acteur clé de la transition écologique dans le secteur de l’art.

Une Biennale de Venise sensible au changement climatique

À la Biennale de Venise, plusieurs pavillons nationaux placent l’écologie au cœur de leurs propositions. La France, le Pérou et la Finlande explorent ainsi les relations entre territoires, ressources et imaginaires, mêlant savoirs locaux, récits autochtones et pratiques artistiques contemporaines. Pour une cartographie sensible des urgences climatiques et des formes de cohabitation possibles.

Genève met en lumière les ressources sensibles

Intitulée Ressources sensibles, la troisième édition de la Biennale (re)connecting.earth se tient du 29 avril au 14 juin et investit plusieurs lieux entre Genève et Annemasse. Sculptures, installations, photos et vidéos conçues par des artistes et des chercheurs invitent à s’interroger sur nos dépendances à l’eau, au pétrole, au sable… et à repenser nos usages, comme notre attachement au vivant.

Mémoires des plantations

À la fondation Kadist (Paris), The Plantation Plot réunit 11 artistes – dont le collectif CAPTC (Cercle d’art des travailleurs de plantations congolaises) – et examine l’héritage des plantations vues comme une matrice écologique, économique et sociale. L’exposition met en évidence, à travers des œuvres et archives, les liens entre monoculture, extraction et colonialisme, tout en ouvrant des pistes de réparation et de régénération, reliant ainsi histoire environnementale et enjeux contemporains.

Une galerie jardin à Bruxelles

À Bruxelles, la galerie LMNO poursuit son programme ancré dans le Bois de Fa, jardin expérimental dédié à « la cohabitation inter-espèces ». Jusqu’au 27 juin, l’exposition Everything that sustains us s’articule autour des propositions de Pep Vidal. La méthode de cet artiste mathématicien passe par l’observation et la rigueur scientifique, qu’il met au service d’une réflexion poétique et conceptuelle sur les systèmes, le vivant et l’environnement.

Les normes muséales en question

Face à l’urgence climatique, des institutions remettent en question les standards de conservation hérités des années 1960. Le Conseil International des musées (ICOM) annonce la tenue de son colloque annuel (en novembre 2026), dont l’appel à projets est en cours. Il s’agit de mobiliser les professionnels autour de solutions concrètes. Entre expertise internationale, outils opérationnels et plaidoyer, le but est d’accompagner les musées dans leur transition écologique.

À Copenhague, une architecture exemplaire

Inaugurée le 28 mars au centre d’art Copenhagen Contemporary, l’installation Earth/tree de Kengo Kuma, en bois de douglas, illustre une pratique architecturale attentive aux ressources. Conçue à partir de matériaux durables et intégrant le recyclage, l’œuvre privilégie réversibilité et longévité, affirmant une approche responsable de la construction artistique.

Une mauvaise herbe inspirante

Lauréat 2025 du Prix Art & Environnement décerné par Lee Ufan Arles et Guerlain, Pooya Abbasian présente du 6 juillet au 4 octobre un projet issu de sa résidence sur le territoire. L’artiste s’est intéressé aux buissons de baccharis, considérés comme une plante invasive. En pointant leur résilience, son travail, qui hybride des procédés anciens, tels que la gomme bichromatée, avec la vidéoprojection et les légendes locales, nous guide vers un espace mental de transition.

À Caen, des résidences pour faire une pause

Le Musée des Beaux-Arts de Caen marque une pause dans sa programmation et engage un cycle de résidences centré sur le vivant. Lors du premier semestre, Caroline Bouyer et Lise Duclaux explorent mémoire et spontanéité en dialogue avec les collections et le parc, tandis que Yann Kebbi et Marion Verboom prennent pour point de départ l’espace muséal et la sculpture à l’aune des enjeux écologiques.