À Nantes, Théo Mercier orchestre son Fossil Opéra

Place Graslin, dans le cadre du Voyage à Nantes, Théo Mercier met en scène une éruption lente et tellurique : une lame de sable sculptée, où se mêlent, au milieu des gravats issus des chantiers de la ville, fossiles d’ammonites démesurés, pneus géants et carrosseries de voitures. À l’issue de l’exposition, ces éléments seront restitués à leur environnement d’origine : un geste spectaculaire à l’impact écologique minimal. CQFD ! (4 juillet – 6 septembre 2026).

Martha Atienza, lauréate du Visible Situated Fellowship 2026

Initiée par la marque Zegna en partenariat avec Art Basel, la Visible Situated Fellowship 2026 distingue l’artiste philippine Martha Atienza pour son projet GOODLand. Implantée sur l’île de Bantayan, aux Philippines, cette plateforme artistique et communautaire, fondée en 2020, développe des initiatives collaboratives en prise avec les réalités sociales et environnementales. La distinction récompense ainsi une pratique où création contemporaine, engagement local et enjeux écologiques se renforcent mutuellement.

Conférence – Doing Ecology Otherwise

Le Centre for Art and Ecology de Goldsmiths (University of London) organise, en partenariat avec la British Ecological Society et plusieurs centres d’art européens, une conférence internationale sur les potentiels de l’art pour inspirer les pratiques écologiques (11 et 12 septembre). Comment la création artistique peut-elle faciliter les transitions écologiques et sociales ? C’est ce à quoi s’intéresseront les débats, en partant notamment des travaux de l’anthropologue Natasha Myers et de l’écrivaine et activiste Lola Olufemi.

S+T+ARTS Grand Prize 2026 : Agnes Meyer-Brandis récompensée

Le Grand Prix S+T+ARTS 2026, dans la catégorie « Collaboration innovante », est attribué à l’artiste allemande Agnes Meyer-Brandis pour son projet de recherche artistique Office for Tree Migration (OTM). À la croisée de l’art, de la science et de l’écologie, ce programme étudie les déplacements des arbres face au dérèglement climatique et imagine des stratégies favorisant leur migration vers des environnements plus favorables.

Le musée de Buenos Aires se projette dans le futur

Pour fêter ses 70 ans, le Museo de Arte Moderno de Buenos Aires déploie tout au long de 2026 un ambitieux programme anniversaire, Habitando el futuro [Our Home, The Future], articulé autour de plusieurs expositions. Chacune explore, depuis un environnement naturel spécifique – océans, fleuves, forêts, cosmos – la manière dont l’humanité habite, en la transformant, la planète. Art, design, architecture et enjeux écologiques sont convoqués pour affirmer l’engagement de l’institution en faveur de la durabilité et du vivant.

Appel à candidatures de l’Earth Partner Prize 2026

Visant à souligner l’engagement de la jeune génération, le Prix Earth Partner 2026 s’adresse tout particulièrement aux artistes âgés de 14 à 30 ans. Art Partner les invite à soumettre des œuvres en lien avec l’urgence de l’action climatique, dans la perspective de la COP qui se tiendra en novembre. Le prix est organisé en collaboration avec le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et Re:wild, l’association fondée par Leonardo DiCaprio. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 octobre 2026 sur la plateforme dédiée.

Résonances en rhizome

Exposition satellite de la Biennale « If Trees Could Talk », Rhizomatic Echoes, co-organisée par les commissaires Yipei Lee et Jill Zheng, investit le parc de Yuanxiang, à Shanghai, et entend s’inspirer  d’une pensée en rhizome. Les œuvres réunies, signées de onze artistes, retracent les trames souterraines d’une existence « plus-qu’humaine » enracinée sous la surface, ou à l’inverse, tentent de capter, notamment à travers des installations acoustiques, les rythmes planétaires et les communications inter-espèces (6 juin – 12 juillet 2026).

Water Bodies & Ecology 2026 : un appel à projets liant art et enjeux écologiques

Basée à Mumbai, la Dot Line Space Art Foundation lance un appel à candidatures pour son programme de recherche axé sur l’eau et  le climat. Transdisciplinaire, ouvert à toutes les pratiques artistiques, le projet se déroulera sur deux sites et sur une durée de 40 jours, incluant temps de recherche, installation et exposition. Les lauréats sélectionnés bénéficieront de bourses de voyage et de production.

Art autochtone au Royaume-Uni

Pensée par le Yorkshire Sculpture Park en collaboration avec la Tia Collection, cette exposition d’envergure rassemble les œuvres d’artistes d’Amérique du Nord, issus de plus de 35 Nations tribales. Il s’agit de la plus grande présentation d’art autochtone nord-américain contemporain jamais réalisée au Royaume-Uni. Sculpture, photographie, céramique, film, peinture et art textile tissent un dialogue autour du lien complexe et durable entre les peuples de ces territoires et la terre, hommage aux savoirs ancestraux et à leur pertinence contemporaine. Hold to This Earth – Yorkshire Sculpture Park, Royaume-Uni, jusqu’au 18 avril 2027.

Parcours d’art contemporain en Limousin

Au château de La Borie, à Solignac, l’exposition « Champ d’ondes traversant corps fluides » a été conçue par Mathilde Rosier suite à son immersion dans le bocage limousin. À une cinquantaine de kilomètres, sur l’île de Vassivière (Creuse), le Centre international d’art et du paysage (CIAP) ouvre pour sa part sa saison estivale avec “Alors nous irons trouver la couleur ailleurs” accrochage de groupe valorisant les teintures textiles, et poursuit son programme de résidences autour de la « charte paysagère de Vassivière » de Gilles Clément.